cie 2016

Secteur énergétique : Voici les nouveaux prix de l’électricité en préparation Des difficultés annoncées dans le secteur d’ici 2017

258 vues | Laissez un commentaire

Le 1er mai dernier, sous la pression populaire, le président de la République, Alassane Ouattara, montait au créneau, à la faveur de la célébration de la fête du Travail, pour annoncer d’importantes mesures.

Au nombre de celles-ci, la révision à la baisse du tarif de l’électricité, voire la rétrocession aux abonnés du trop plein perçu sur les factures depuis le mois de janvier. Période durant laquelle le secteur énergétique venait de subir une hausse de tarifs. A l’origine de ces mesures radicales, une montée de fièvre au  niveau des populations qui dénonçaient la vie chère à laquelle venait s’ajouter celle de l’électricité, denrée de première nécessité dont l’augmentation du prix pourrait entraîner une nouvelle flambée. Depuis cette sortie du chef de l’Etat, les choses semblent rentrer dans l’ordre. La Compagnie ivoirienne d’électricité (Cie) s’est déjà inscrite dans la dynamique de la rétrocession des fonds de trop perçus dans le paiement des factures. Mais, elle tarde encore à délivrer les factures des consommations de ces derniers mois.

 

Pourquoi la Cie tarde à délivrer les factures de ces derniers mois

Selon une source très introduite dans le système énergétique, la Cie accuse un retard dans la distribution des factures le temps de procéder à un réajustement avec les nouveaux tarifs à appliquer. L’information est confirmée par une source jointe au sein de l’entreprise. En effet, conformément à la décision du chef de l’Etat, l’entreprise en charge du recouvrement des frais d’électricité consommés devrait revenir au tarif appliqué jusqu’au mois de janvier dernier. Par exemple, les ménages disposant d’un compteur 10 A étaient facturés à cette époque à 63,17 F Cfa le kilowatt/heure (Kwh) en tarif normal domestique puis 68,59f Cfa / Kwh, une fois dépassé la barre de consommation normale appliquée. Ce tarif lui-même, avait subi une modification avant janvier 2015, car il était de 63,17 F Cfa / Kwh et de 52,76F Cfa Kwh. Un premier niveau d’augmentation effectué pour tenir compte des besoins en financement du secteur. A partir de janvier 2016, toujours dans l’optique de maintenir viable le secteur et suivant la politique d’ajustement progressive des tarifs entamée, les coûts ont été à nouveau revus, cette fois, à 63,17 F Cfa /Kwh et 75,45 F Cfa /Kwh. Comme toujours, c’est le surplus de consommation des ménages qui est taxé pour recueillir des ressources additionnelles devant servir à financer les investissements dans le secteur. Selon nos sources, après les remboursements des surplus perçus de janvier à mai 2016 sur les factures, de nouveaux tarifs en préparation vont rentrer en vigueur. Les ménages disposant des compteurs 10 A pourraient payer désormais 66,96 f Cfa en index de consommation, soit une augmentation de 3,79 F Cfa contre 58, 04 f Cfa au niveau de l’index de surconsommation, soit une baisse sensible de 17,41 F Cfa. A l’inverse, au niveau des ménages économiquement faibles, bénéficiaires des tarifs sociaux avec les compteurs  5A, les coûts pourraient cumuler à 36,05 F Cfa / Kwh et 62,70 F Cfa Kwh au delà de leur niveau de consommation fixé à 200 kwh. Comme on le constate, les économiquement faibles seront contraints de maîtriser leur consommation à ce niveau au risque de payer plus cher désormais. Mais, en dehors de cet alourdissement des charges qui leur impose de nouveaux comportements, ceux qui dépasseront les 200 kwh 3 mois après une première surconsommation, selon notre source, pourraient se voir reversés systématiquement aux tarifs moyens appliqués des 10 A.

 

Attention, menace probable sur la fourniture

En revanche, les ménages à revenu moyen, eux, sont encouragés à consommer davantage d’énergie eu égard à la diminution sensible sur le tarif de la surconsommation. Mais, c’est à ce niveau que se pose un hic. Les augmentations qui étaient intervenues à ce niveau constituaient, en effet, des ressources importantes servant à amortir les charges d’exploitation. De l’avis des experts du secteur avec lesquels nous avons échangé, il y a à craindre que de graves difficultés surviennent et fassent souffrir les Ivoiriens à nouveau d’ici 2017. La baisse sensible du tarif à la surconsommation au niveau des plus gros consommateurs que sont les ménages moyens pourrait entraîner comme conséquence des difficultés de financement du secteur. Ce qui suscite des inquiétudes quant à l’approvisionnement en ressources énergétiques pour pourvoir les ménages en électricité. En effet, s’il y a 30 ans les sources d’électricité en Côte d’Ivoire étaient à base hydraulique, les données ont considérablement changé depuis près de deux décennies. Avec les risques d’assèchement des bassins d’eau, les dirigeants ivoiriens sont passés à l’énergie thermique. D’où l’ouverture des centrales Ciprel, Azito et autres qui fournissent plus  de la moitié de l’énergie aujourd’hui. 80% de l’électricité ivoirienne, actuellement, sont produits au combustible, selon nos interlocuteurs. Ainsi, les centrales, étant soumises au cours du pétrole sur le marché international, ceci explique les menaces sur la production en cas de non-maitrise des tarifs à la distribution pour amortir le choc. La Côte d’Ivoire va-t-elle subir ce choc ? Il y a fort à craindre avec la remontée du cours du pétrole. D’où la nécessité d’une étude adéquate pour l’application courageuse de tarifs adaptés, avec en amont une bonne campagne de sensibilisation de la masse pour éviter les déconvenues des mois de mars – avril passés. A moins de prendre le risque de courir vers une rupture, qui pourrait, elle aussi ameuter les ménages.

Les progrès réalisés dans le secteur

L’incursion que nous avons effectuées dans le secteur de l’énergie nous aura permis d’appréhender d’énormes progrès réalisés. Silencieusement, mais efficacement, les acteurs de ce secteur ont abattu un travail de titan tant au niveau de l’extension de l’électrification que de l’accroissement des capacités de production. Sur 8513 villages que compte la Côte d’Ivoire, en effet, 2847 étaient électrifiés jusqu’en 2011. Ce nombre a été porté à 4047 aujourd’hui. Soit 1200 localités de plus (42%) raccordées au réseau d’électricité durant les 5 dernières années. Cette extension du réseau ne s’est pas faite sans un accroissement de la pr (…)

Source : AIP

Facebook Comments

AUTRES TITRES

•  Réhabilitation des cités universitaires – sur pression de la FESCI, un comité de réflexion annoncé

• 8ème édition SAFIE : Les enfants sensibilisés à une bonne utilisation des TIC

• Lancement d’un appel à candidature pour le « Grand concours d’affiche » de l’édition 2018 du MASA

• Risk management : Le Maroc accueille le Global Forum, une 1ère en Afrique

• Stock d’arriérés et trêve sociale: le gouvernement et les organisations syndicales signent les protocoles d’accord, jeudi

• Enseignement supérieur : La CNEC annonce un arrêt de travail de 3 jours à compter de ce mercredi

• Promotion du mérite et de l’excellence : Maïzan Noël désigné meilleur gestionnaire Africain de fonds sociaux au Maroc

• Entrée en 6ème : Voici où consulter les affectations

• Nomination du footballeur international Kolo Touré au poste de sélectionneur adjoint des Eléphants locaux

• Athlétisme- Bolt, la fusée jamaïcaine ne décollera plus, les jeux désormais ouverts




Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *