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Canada/Bagarre entre adolescentes : la direction de l’école Jean-de-Brébeuf préoccupée

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La direction de l’École Jean-de-Brébeuf à Québec que fréquentent deux élèves au cœur d’une violente agression survenue vendredi dernier dit prendre la situation au sérieux et entend sensibiliser davantage les élèves au civisme.

La direction a fait parvenir un message aux parents, lundi, concernant la bagarre survenue sur l’heure du dîner devant un commerce situé à proximité de l’école.

Elle souligne que plusieurs élèves ont été des témoins actifs de la scène, filmant et encourageant les élèves à user de violence.

La direction dit procéder à l’analyse de l’ensemble de la situation et avoir déployé des mesures prévues à son plan de lutte contre l’intimidation.

« Les élèves impliqués sont présentement en arrêt d’agir le temps de procéder à l’enquête école. Nous analysons l’ensemble de la situation et nous déployons les actions prévues au plan de lutte et d’intimidation de notre établissement », peut-on lire dans le message envoyé aux parents.

Des interventions seront aussi faites pour « sensibiliser les jeunes à adopter des comportements civiques et empreints de respect » tels que prône l’école, ajoute la direction.

Élèves sous le choc

L’événement a fait l’objet de discussions vendredi après-midi à l’école. Une camarade de classe, qui n’a pas assisté à la bagarre, se dit bouleversée. Léonie Brousseau a demandé à son enseignant comment les élèves qui étaient sur place auraient pu intervenir.

« Il [l’enseignant] nous a parlé de ça, de son expérience, de ce qu’il aurait fait. Il y avait plein de versions, c’était vraiment agité, c’était lourd dans l’école », relate la jeune fille.

Elle croit que plusieurs élèves ne sont pas intervenus parce qu’ils étaient sous le choc. « J’ai un ami qui était là et qui dit avoir filmé. Il était vraiment sous le choc. Il a dit : « j’ai filmé parce que je me suis dit que ça pourrait peut-être aider à la police ». Mais il n’était pas capable de bouger, il était tellement sous le choc et il y en a d’autres aussi qui étaient complément paralysés », relate Léonie Brousseau.

La mère de l’adolescente, Sandra Chloé Dionne, a aussi eu l’occasion de discuter de la situation avec ses enfants. Elle s’indigne du fait qu’aucun jeune ne soit intervenu.

« C’est sûr que ça dépasse tout ce qu’on a pu voir. Les enfants, on en a beaucoup parlé. […] On déplorait évidemment le fait que tout le monde « cheerleadait » autour, ça en tant que parent, même citoyen, tu te dis vraiment, à l’école secondaire, on est rendu là? »

Mme Dionne croit que la Commission scolaire de la Capitale prend au sérieux cette affaire. Elle dit avoir bon espoir que la direction de l’école posera les bons gestes pour mieux outiller les élèves dans l’avenir afin de ne pas encourager de tels événements.

Pour le moment, trois jeunes ont été suspendus de l’école.

Le Service de police de la Ville de Québec poursuit quant à elle son enquête concernant l’agression. Des accusations pourraient être portées contre l’intimidatrice.

La victime d’une quinzaine d’années aurait subi une commotion cérébrale.

ici.radio-canada

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