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Centrafrique /L’inspecteur académique de Bangui projette la règlementation de vente des articles divers dans les écoles

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Plusieurs établissements scolaires de Bangui sont érigés en semi marché où sont vendus des articles divers. Cette situation est catastrophique du fait que certaines classes sont envahies de fumée des gargotières. Face à cette situation Dieudonné Gazalogo, inspecteur académique opte pour la réglementation. Il l’a dit dans une interview avec le RJDH.

DIEUDONNÉ GAZALOGO MENACE DE POURSUIVRE LES RÉFRACTAIRES EN CES TERMES. « TOUS LES ÉTABLISSEMENTS PUBLIQUES DISPOSENT D’UN RÈGLEMENT INTÉRIEUR QUI INTERDIT LA VENTE DES PRODUITS TELS QUE LA CIGARETTE, LA BOISSON AUX ALENTOURS DE SALLE DE CLASSE, DES DENRÉES ALIMENTAIRES DANS LA COUR DE L’ÉCOLE. CES DISPOSITIONS NE SONT PAS RESPECTÉES ET J’APPELLE AU RESPECT DE CES DISPOSITIONS CAR LE NON-RESPECT ENTRAINE À DES POURSUITES JUDICIAIRES » A INSISTÉ L’INSPECTEUR ACADÉMIQUE.

La projection de l’inspection académique de Bangui intervient dans un contexte de non maitrise des aliments vendus aux enfants en violation de l’arrêté ministériel ayant prévu des dispositions pratiques sur les permis et les interdits. La projection de l’académie est faite alors que l’Unicef dans son rapport du mois de juin dernier s’alarme sur la situation globale d’éducation dans le pays.

Un tour dans les établissements publics et privés de Bangui permet au RJDH de constater que certains établissements sont inondés de stand parfois proche de salle de classe, à l’exemple de l’école des 36 villas où les enseignants se plaignent de la fumée qui envahit les élèves pendant les heures de cour. Un élève dudit établissement raconte « c’est bien pour nous d’avoir de quoi acheter pendant la récréation, mais parfois la présence de ces femmes qui vendent ici fait que nous sommes envahis de fumé et cela ne fait pas du bien » a-t-il dit.

LE DIRECTEUR DE L’ÉCOLE 36 VILLAS A AUBIN BOYGOTO SOUHAITE LE RESPECT DES NORMES. « NOUS ASPIRONS LA FUMÉE A DES HEURES DE COURS CE N’EST PAS NORMAL. C’EST VRAI CE QU’ELLES FONT C’EST POUR AIDER LES ÉLÈVES À AVOIR DE SOUS-BASSEMENT. CEPENDANT NOUS DÉPLORONS LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LES CHOSES SONT PRÉPARÉES ET NOUS AVONS TENU DES RÉUNIONS AVEC SES FEMMES POUR LEUR FAIRE COMPRENDRE QUE LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE L’ÉCOLE INTERDIT L’ÉTALAGE DE CE QUI EST MANGÉ DANS LA COUR. MALHEUREUSEMENT, NOUS AVONS PRÊCHÉ DANS LE DÉSERT » A-T-IL REGRETTÉ.

Lucie Béatrice Yamati vendeuse à l’école des 36 Villas dit le contraire des élèves « nous apportons des soutiens a ses élèves qui en sont dans le besoin de trouver de quoi mangé pendant la récréation, je ne pense pas que ce que nous faisons amène du désordre. C’est vrai certaines d’entre nous ne prennent pas soin de ce qu’elles vendent » a-t-elle déclaré.

C’est une première réaction des autorités enregistrée dans un contexte de nuisance sonore à proximité des écoles et la vente des produits non contrôlés aux élèves.

RJDH CentrAfrique

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