Côte d’Ivoire : des inspecteurs réclament leur argent à Kandia Camara

Côte d’Ivoire : des inspecteurs réclament leur argent à Kandia Camara

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La ministre Kandia Camara n’est pas au bout de ses peines. Alors que les instituteurs viennent encore de lancer une grève contre les cours de mercredi et les sanctions arbitraires dont ils font l’objet, des inspecteurs quant à eux ont annoncé face à la presse que leur ministre leur doit 540 millions fcfa.

Des inspecteurs traquent la ministre Kandia Camara

La ministre de l’Education, Kandia Camara, a le sommeil trouble en ce moment. La première promotion des inspecteurs pédagogiques de l’enseignement secondaire sortis de l’Ecole Normale Supérieure (Ens), à Abidjan, en 2013, réclame des arriérés d’indemnités s’élevant à 540 millions fcfa. Face à la presse le vendredi 07 octobre 2016, au Plateau, ils ont donné de la voix : « Depuis que nous avons quitté l’Ens pour prendre fonction, nous n’avons jamais reçu nos indemnités. Plus grave, il se trouve que des inspecteurs pédagogiques ont été nommés sans passer de concours. Et ce sont ceux-là qui ont droit à des indemnités pour effectuer leurs missions, pour se déplacer », ont martelé Gbamelé Jérôme et Kokounseu Benson, les portes-parole du Collectif des inspecteurs pédagogiques du secondaire.

De 2013 à ce jour, le cumul des indemnités non perçues par ces travailleurs s’élève au montant indiqué plus haut à raison de 225.000 fcfa par mois par agent selon les deux conférenciers. Cette mesure est conforme aux textes en vigueur institués depuis 2010 par le régime Ouattara : « Notre place, c’est à l’Inspection Générale de l’Education Nationale (Igen) et non à la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (Dpfc). Nous sommes formés pour 5 missions. Et nous peinons à en faire une seule. Nous avons des missions de contrôle, d’évaluation, d’expertise, de production, de veille. Jusqu’à présent, c’est la mission de conseil que nous faisons. Nous sommes absents dans les établissements secondaires. C’est le libertinage des enseignants qui viennent quand ils veulent. Lorsqu’il n’y a pas de contrôle sur la qualité des cours dispensés, lorsque l’enseignant n’est plus un modèle, c’est la formation de l’élève qui en prend un sérieux coup. Nous allons saisir la justice parce que nous sommes victimes d’une injustice. Nous sommes muselés, embrigadés par la Dpfc. Nous revendiquons le travail, les moyens de travail pour faire nos inspections partout. Nous disons non à la catégorisation, à la stigmatisation orchestrée par la Dpfc » ont-ils déploré.

Le primaire va déjà très mal avec la guéguerre entre les instituteurs et Mme Kandia Camara,

Source : afrique-sur7.fr

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