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Côte d’Ivoire / Le manque de denrées alimentaires augmente la cherté de la vie à Tanda (papier d’éclairage)

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Le prix des produits vivriers connait depuis quelques temps une hausse sensible due à l’absence de denrées alimentaires sur le marché de la ville de Tanda dans la région du Gontougo au nord-est, a constaté l’AIP.

Des tas de tomates, d’aubergines ou de gombos qui coûtaient 25 F CFA, se négocient désormais à 50 FCFA. « Avec 3000 F CFA, il est difficile d’avoir de la nourriture descente pour sa famille », s’indigne dame Dongo Mariam, enseignante à Tanda. « Il n’y a rien à manger sur le marché de Tanda, même l’attiéké aujourd’hui est devenu rare et imprenable », peste Kouamé Alexis, pompiste à l’une des stations d’essence de la place.

Essy Suzanne, vendeuse de tomates a indiqué que le volume des denrées a non seulement diminué mais aussi connait un coût élevé parce que la plupart de ces denrées alimentaires sont importées. « La tomate par exemple nous vient soit de Flatchè, une localité située à plus de 100 km de Tanda, soit du Mali ou du Burkina Faso, où il est vendu à 700 voire 800 francs CFA le kg », a-t-elle souligné, indiquant que la nature de ces denrées périssables et le manque de  moyens de conservation et de stockage font qu’il est difficile de faire la commande d’une grande quantité de tomate.

« Au total, nous sommes obligés de faire le prix du kg à 1200 francs CFA ou 1300 F selon les difficultés que nous rencontrons, alors qu’il y a peu, le prix était à 500 francs voire 400 francs CFA », a-t-elle ajouté.

Selon Ouattara Bintou, vendeuse de piments et d’attiéké, le prix du sac de piments est passé de 8.000 à 15 000 F CFA voire 20 000 francs CFA. Quant à l’attiéké, il n’est plus fabriqué sur place et vient d’Abidjan ou de Dabou à plus de 400 kilomètres de Tanda.

Dame Gouebe Lou Rose, vendeuse de  manioc, fait savoir que les villageoises qui lui livraient sa marchandise ont jeté leur dévolu sur une autre activité, la commercialisation de la noix de cajou dont  la spéculation a fait grimper le prix du kilogramme à 850 F CFA bord-champ au lieu de 440 francs CFA fixé par le gouvernement.

Pour le maire de Tanda, Koné Amadou, « cette réalité, déplorable, s’explique surtout par la longue période ininterrompue  de sécheresse (cinq mois) que la région a connue cette année, et dont la conséquence immédiate a été l’assèchement des cours d’eaux et bas-fonds de retenue d’eau ».

Fieny Kouabenan, responsable local de l’Union des consommateurs, invite, pour sa part, les autorités ivoiriennes à se pencher sérieusement sur cette question lancinante de la cherté de la vie qui obère dangereusement les budgets des économiquement faibles.

SOURCE : AIP

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