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Côte d’Ivoire/ Les populations de Bingerville instruites sur la drépanocytose

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A la faveur de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la drépanocytose (JILUD) 2017, les populations de Bingerville (Banlieue Est d’Abidjan) ont été instruites samedi sur cette maladie.

Cette sensibilisation s’est effectuée lors d’une campagne initiée à l’orphelinat de garçons par trois organisations, l’Association des drépanocytaires de Côte d’Ivoire (ADCI), l’Association des drépanocytaires et thalassémiques de Côte d’Ivoire (ADTCI) et l’Aurore s’allume.

Au cours de campagne organisée en collaboration avec l’Institut européen de coopération et de développement (ICED), le professeur Koffi Gustave, spécialiste en hématologie exerçant au CHU de Yopougon, a expliqué que la drépanocytose est une maladie génétique héréditaire provenant de la malformation du globule rouge découverte chez la race noire en 1905 notamment sur un étudiant Jamaïcain.

Il a aussi indiqué que les premiers signes sont perceptibles chez l’enfant dès l’âge de six mois. Le sujet qui présente cette maladie a une espérance de vie réduite, souffre physiquement et moralement. Au plan physique, il se retrouve avec tous les organes, entre autres, le cerveau, le cœur, le poumon, le rein, le foie, l’os et la peau affectés.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 5% de la population mondiale est touchée par la maladie. Sur environ 5 00 000 naissances par an, il y a 60 à 80% d’enfants qui meurent avant l’âge de 28 ans.

En Côte d’Ivoire le taux prévalence, d’après une étude réalisée en 2012, tourne autour de 14% avec une inégale répartition sur l’ensemble du territoire nationale due aux mariages consanguins (mariages entre cousins). Au Nord, il est de 20%, au Centre de 8,20%, au Sud de 4% et de 2% à l’Ouest.

Pour Prof Koffi Gustave, il n’y a pas lieu de s’alarmer au regard de ces chiffres car il est possible de guérir de cette maladie. La science, a-t-il noté, a progressé et la maladie a été reconnue par l’UNESCO, l’Union africaine et l’ONU en 2005, suite aux états généraux de Brazzaville.

«Aujourd’hui on connaît mieux la maladie. On connaît les complications et on peut les éviter. On peut améliorer la qualité de vie du patient drépanocytaire. A l’heure actuelle on peut guérir de la drépanocytose et la guérison repose sur la greffe de la moelle osseuse. Mais greffe est pratiquée en occident et coûte près de 80 à 100 millions de FCFA», a-t-il déclaré.

Toutefois, selon Prof Koffi, tout ceci ne peut se faire sans l’accompagnement du gouvernement à qui, il a demandé d’appliquer les résolutions internationales avec la mise en place d’une vraie politique de prévention, de sensibilisation. Aussi, la construction de centres dédiés pour les patients et les dépistages néonatals en vue de venir à bout de ce fléau.

Mme Bosson Yvonne, directrice de cabinet de la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la Protection de l’enfant a assuré que son département et la ministre Mariatou Koné seront toujours aux côtés des drépanocytaires dans leur combat et plaideront pour que la Côte d’Ivoire respecte ses engagements au plan international.

SOURCE : AIP

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