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Côte d’Ivoire / Les populations de Bouaké invitées au dépistage précoce de la tuberculose

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Le Centre antituberculeux a lancé, jeudi, à Bouaké, une campagne de sensibilisation de proximité d’une semaine en vue d’encourager les personnes présentant les signes de la tuberculose au dépistage volontaire précoce, pour une prise en charge rapide afin de guérir de la maladie.

Réalisée avec le partenariat de l’ONG Stop tuberculose, la campagne se déroule dans les lieux de grands rassemblements et les domiciles des quartiers zone et Broukro Banco. Les agents de sensibilisateurs déployés présentent aux populations cibles les symptômes de la tuberculose à savoir, les toux qui durent plus de deux semaines, accompagnées de fièvre, de sueurs nocturnes, d’un amaigrissement, une fatigue interne et un manque d’appétit.

Ils donnent également des informations sur le dépistage volontaire, le traitement gratuit et les références des formations sanitaires de prise en charge. Puis, ils collectent les crachas des personnes présentant les signes de la tuberculose avec un objectif d’au moins 400 crachas recueillir et à transférer au laboratoire pour examen, au terme de l’opération.

Financé par le Fonds mondial de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA, l’objectif de la campagne est de dépister 75% des malades attendus, en guérir 80% et avoir un taux de décès inférieur à 5%, a souligné l’adjoint au médecin du Centre antituberculeux, Dr Coulibaly Walantien Francis.

Dr. Coulibaly estime que l’unique campagne de sensibilisation ponctuelle annuelle initiée dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose n’est « pas suffisante ». Il plaide pour le financement d’une campagne de sensibilisation régulière pour rompre la chaîne de contamination.

La tuberculose se guérit au terme d’un traitement de première ligne durant six à huit mois, lorsque le malade est dépisté tôt. L’objectif, a signifié Dr. Coulibaly, est de faire en sorte que le malade guérisse en première ligne et que l’on n’arrive pas au traitement de deuxième ligne caractérisé par les multi-résistances et qui dure environ neuf mois. D’où l’intérêt du dépistage précoce. Le spécialiste prévient que les tradipraticiens ne guérissent pas la tuberculose et invite les personnes qui présentent les signes à se rendre rapidement dans une formation sanitaire ou directement au centre antituberculeux pour être prises en charge.

En Côte d’Ivoire, l’on a enregistré 23.750 nouveaux cas, 22.879 et 21.710 de tuberculose dépistés respectivement en 2014, 2015 et 2016. Les taux de décès s’élèvent à 8% pour les années 2014 et 2015 et à 7% en 2016. A Bouaké, 1.288 cas ont été dépistés en 2014 avec 16% de décès parmi ces malades.

Grâce au financement du fonds mondial de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA, le traitement de la tuberculose est gratuit à partir du dépistage jusqu’à la guérison, pour ce qui concerne les examens de cracha, les radiographies pulmonaires et les médicaments antituberculeux. En temps normal, a signifié le médecin adjoint du Centre antituberculeux, le traitement de première ligne coûte près de 400.00FCFA par mois et les soins de deuxième ligne sont estimés à six millions F CFA pour neuf mois de traitement.

SOURCE : AIP

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