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Côte d’Ivoire/International/ L’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest préoccupe la CEDEAO et le HCR

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Le ministre gambien de l’Intérieur, Mai Ahmad Fatty, a invité les Etats membres de la  Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à tout mettre en œuvre pour éradiquer l’apatridie dans l’espace communautaire.

M. Fatty a lancé cet appel, dimanche à Banjul, en Gambie, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des experts pour la validation du plan d’action pour l’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest.

« Un enfant né dans un Etat de la CEDEAO et originaire d’un autre Etat de l’organisation régionale, peut ne pas disposer d’une nationalité claire, et cela pose d’énormes défis au niveau des Etats membres de la CEDEAO », a déclaré le ministre gambien de l’Intérieur.

Pour M. Fatty, cette situation justifie la tenue de cette rencontre, laquelle devra permettre aux participants de réfléchir collectivement sur la problématique de l’apatridie. « Un problème collectif demande une solution collective », a-t-il fait savoir, rappelant au passage aux Etats ouest-africains leur responsabilité à éradiquer l’apatridie à travers la coopération régionale.

« La CEDEAO est un cadre institutionnel et juridique pouvant nous permettre de résoudre ce problème, car l’apatridie est un problème commun, qui nous concerne », a dit M. Fatty.

Tout comme le ministre gambien de l’Intérieur, la Commissaire chargée des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la CEDEAO, Dr Fatimata Dia Sow, a souligné la priorité que représente pour l’Afrique de l’Ouest la question de l’éradication de l’apatridie.

« L’apatridie, comme toutes les autres violations des droits de l’homme, trouve ses origines dans des pratiques et croyances discriminatoires. Chacun et chacune ont le droit à une nationalité », a indiqué Dr Dia Sow.

Toutefois, a-t-elle souligné, des millions de personnes à travers le monde, y compris des enfants et des femmes, n’ont pas ce droit pour diverses raisons allant de lacunes dans les lois sur la nationalité aux pratiques administratives discriminatoires, qu’elles soient écrites ou non écrites.

L’apatridie fait référence à la condition d’une personne n’étant considérée par aucun Etat comme son ressortissant, en application de sa législation. De nos jours, au moins 10 millions de personnes dans le monde n’ont pas de nationalité. On estime qu’un million d’apatrides vivent en Afrique de l’Ouest, région qui abrite aussi un grand nombre de personnes à risque d’apatridie.

SOURCE : AIP

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