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Education Nationale/Les modalités de passage en classe supérieure au primaire et au secondaire

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Les réflexions sur le niveau et la qualité de l’enseignement primaire, secondaire en Côte d’Ivoire fait couler beaucoup d’encre depuis des décennies. Plusieurs réformes des modalités de passage en classe supérieure ont été initiées dans le dessein de prendre en charge tous les enfants de ce pays, quel que soit leur résultat.

1.    Auparavant, avec l’instauration du passage automatique, les apprenants passaient d’une classe à une autre mais avec des lacunes sans aucun soutien scolaire, seulement 10% de l’effectif était autorisé à reprendre la classe.

2.    La création de trois écoles spéciales appelées Cours Préparatoire Unique (CPU)  ou écoles passerelles à trois niveaux, en expérimentation à Yamoussoukro, Marcory et Cocodyont elles,  la particularité de permettre à l’apprenant d’effectuer le cycle primaire en 3 ans au lieu de 6 ans. Cette expérience fonctionne bien car elle permet d’intégrer les enfants dont l’âge excède 10 ans et qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.

3.    L’Approche Par Compétence (FPC), initiée en 2007, recentre les contenus à évaluer par cycle de formation. Chaque cycle comprend un volume de compétences à faire acquérir par l’apprenant. Ainsi, le passage en classe supérieure dans le même cycle ne pose pas problème car l’élève est évalué en fin de cycle. Au primaire nous avons trois cycles : CP- CE- CM. Les apprenants subissent les épreuves du CEPE et l’entrée en 6ème qui correspondent à l’évaluation de toutes les compétences en calcul, lecture et écriture acquises durant tout le cycle primaire. Ainsi, dans le même cycle, il n’y a pas de redoublement. Concernant le premier cycle du secondaire, nous avons deux cycles: (6ème -5ème)- (4ème et 3ème). Le passage d’un cycle à un autre tient compte de la moyenne et de la décision du conseil de classe.

4.    Les enseignants et les encadreurs  recommandent l’augmentation les horaires en lecture, calcul et écriture pour réduire les échecs scolaires et rendre les élèves autonomes à la fin de leur cycle primaire.

5.    Le retour des cours de mercredi, permet donc d’apporter un soutien scolaire aux élèves et de renforcer les connaissances en lecture, calcul et écriture. L’enfant est au centre des préoccupations.

6.    Aujourd’hui, l’Approche Par Compétence ne fait pas des classes de CP1-CE1-CM1 des classes de redoublement, mais les perçoit plutôt comme des niveaux de première acquisition de connaissances, le renforcement s’effectuant dans la classe suivante.

7.    De plus aujourd’hui, les enfants entrent très jeunes à l’école, la moyenne se situant autour de 4- 5 ans selon les régions. Dès lors, l’adaptation aux contenus peut poser problème à ces jeunes enfants, surtout ceux qui n’ont pas fait la classe maternelle grande section. Ainsi, une moyenne de 4/10 n’est pas forcément synonyme médiocrité, plusieurs aléas devant être pris en compte.

8.    Par ailleurs, la politique de scolarisation obligatoire prévoit le déploiement des infrastructures scolaires sur toute l’étendue du territoire nationale. Cette politique vise à mettre à la disposition des communautés éducatives des salles de classes répondant aux normes acceptables à savoir 50 élèves maximum par classe. Ce qui pourrait apaiser la démotivation des enseignants qui se plaignent des effectifs pléthoriques et du coup, améliorer les rendements des enseignants et des apprenants.

9.    La grève des syndicats de l’enseignement préscolaire et primaire courant janvier 2017 et relative aux cours de mercredi a impacté négativement la mise œuvre de plusieurs projets au sein du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il est plutôt urgent de rattraper les heures perdues pour atteindre le quantum horaire. Les modalités de passage sont laissées à la discrétion des conseils de classe.

10.    Concernant le texte relatif aux nouvelles modalités de passage au primaire et au secondaire, les réflexions continuent. Ainsi, dans le cadre de l’école obligatoire, qui stipule qu’aucun enfant ne doit être exclu du système scolaire avant ses 16 ans, le ministère compte étendre les réflexions à l’ensemble de la communauté éducative, pour le bien des enfants. L’objectif visé est de  mettre à la disposition du pays des citoyens compétents quelles que soient les fonctions exercées.

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