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Etudes / Le bac, c’est comment à l’étranger ?

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De nombreuses épreuves écrites, peu de travail en groupe, peu de contrôle continu… Le baccalauréat à la française semble unique en son genre. Tour d’horizon de ce qui le différencie de l’examen qui clôt le lycée dans les autres pays.

 

Créé par Napoléon, il y a plus de 200 ans, pour sanctionner la fin des études secondaires, le baccalauréat français est très différent des examens équivalents à l’étranger.

Le contrôle continu en Allemagne

En France, pour décrocher son bac, mieux vaut être en forme en juin, au moment des épreuves finales. C’est à cette période que tout se joue. Chez nos voisins européens, il en va autrement. En Allemagne, par exemple, les notes obtenues aux épreuves terminales ne représentent qu’un tiers de la note finale de l’Abitur. Les deux autres tiers résultent d’un contrôle continu sur les deux dernières années d’études au lycée. En Italie, l’ensemble des résultats obtenus au cours des trois années de lycée compte pour un quart du résultat final de la maturità, soit 25 points sur 100. Et si ces pays ont fait ce choix, c’est qu’ils estiment ce système plus juste et plus représentatif des efforts du lycéen sur le long terme.

Le « grand oral » en Italie

Autre particularité du bac français : la place faite à l’écrit. C’est un examen qui se passe presque exclusivement en silence. En Italie, c’est tout l’inverse. L’oral compte beaucoup. Durant une heure, chaque candidat doit présenter un mémoire sur un sujet qu’il a étudié durant l’année de terminale avant de répondre aux questions d’un jury de professeurs. Un bon moyen d’évaluer en une épreuve, l’élève à l’écrit (mémoire) et à l’oral. Cet oral ne représente pas moins de 30 % de la note finale.

Peu de matières au Royaume-Uni et en Russie

Avec plus d’une dizaine de matières, la France détient la palme du nombre d’épreuves obligatoires à franchir pour décrocher le sésame. Au Royaume-Uni, pendant ses études secondaires, chaque élève choisit les matières qu’il va étudier (généralement pas plus de 3 ou 4) parmi 80 cours proposés durant l’année. Ces matières se rapprochent de celles étudiées à l’université : anthropologie, psychologie, sciences politiques, droit. Chacune d’entre elles est évaluée lors d’un examen dénommé « A-Level ». Il existe autant d’A-Level que de matières. La formule est modulable selon les capacités et les goûts de chacun.

En Russie, les élèves passent l’examen national unique (EGE) à la fin du lycée. Seules deux matières leur sont imposées : le russe et les mathématiques. Ils doivent en choisir trois autres, en options, parmi une dizaine de disciplines dont les langues, l’histoire ou une matière scientifique.

Pour les bacheliers espagnols, quatre épreuves sont obligatoires (lettres, langue étrangère, histoire et une épreuve de spécialité) et deux restent facultatives.

La physique et l’italien en une seule épreuve !
Mis à part pour les TPE (travaux pratiques encadrés), le bac français ne rime pas vraiment avec interdisciplinarité. En Italie si. À l’occasion de la maturità, l’examen final d’État, deux matières peuvent être évaluées au cours d’une seule épreuve. Par exemple, un professeur d’italien peut juger du niveau d’expression d’un élève durant son épreuve orale de sciences physiques. Il est également fréquent qu’une question soit posée en langue étrangère au cours d’une épreuve de maths ou autre…

Pas de moyenne au Royaume-Uni

En France, pas de bac à moins de 10/20 de moyenne générale. Peu importe la note que vous obtenez dans chaque matière. Avec le jeu des coefficients, vous pouvez rattraper des maths avec du latin ou de la philosophie ! Vous pouvez ainsi décrocher un bac S avec des notes pas terribles dans les matières scientifiques ou un bac L grâce aux langues. Même si ce système n’est pas exclusif à la France, dans de nombreux pays, les résultats sont scrutés discipline par discipline. Autrement dit, on ne mélange pas des choux avec des carottes ! En Angleterre, chaque A-Level est indépendant et évalué par un système de lettres de A à E, avec une lettre d’échec : U. L’expression « réussir le A-Level » n’a donc pas de sens. En France, vous n’échapperez pas à la fameuse question : « Alors, t’as eu ton bac ? »

Les facs espagnoles moins exigeantes

Obtenir son bac en France est un sésame indispensable à la poursuite d’études supérieures. En Chine, le choix des universités dépend entièrement des notes obtenues au gaokao, l’équivalent local du bac. 0,2 % seulement des étudiants accède chaque année à l’un des 5 établissements les plus prestigieux, d’où une compétition acharnée. En Espagne, chaque université est libre de fixer ses propres critères d’admission. Un bachelier pourra accéder aux études supérieures même s’il n’obtient pas un minimum de 10. Autant de différences qui montrent que notre baccalauréat demeure une spécificité bien française.

 

 

 

Source : www.letudiant.fr

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