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Grève de la Fonction publique, les ivoiriens, « Non à une retraite diminuée, nos enfants à l’école »

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Les avis divergent.  Sur quatre citoyens interrogés, trois ivoiriens affirment soutenir des fonctionnaires ivoiriens. Selon eux, les revendications des syndicats de la fonction publique de Côte d’Ivoire méritent une solution adéquate et espèrent que l’Etat accordera plus de temps aux préoccupations des ivoiriens. Un  des interrogés par contre demande aux fonctionnaires de tolérer et d’oublier ces dettes de l’Etat, pour le bien du pays.

Une cinquantenaire, à l’entrée de l’hôpital Marie Thérèse Houphouët-Boigny d’Adjamé, sous couvert d’anonymat indique que « Les militaires ont manifesté, ils ont eu gain de cause. Les fonctionnaires sont mécontents mais depuis, personne n’entend.  Pourquoi laisser les problèmes s’aggraver ? C’est dernièrement que nous subissons les conséquences avec les écoles et les administrations fermées parce qu’il faut bien que l’ouvrier mérite son salaire.  Ce que je dis, c’est que les fonctionnaires ne demandent pas d’augmentation de salaire. Mais, ils demandent le paiement des arriérés de salaires  qui existe depuis le Président Houphouët-Boigny. Je pense que si l’Etat accorde une grande place à l’éducation, il ne doit pas dévaloriser le fonctionnaire surtout sur la question de la retraite. Tous ces changements inscrits dans la Constitution que nous ne connaissons pas bien, doivent faire l’objet d’un dialogue. Il faut expliquer toutes les ordonnances qui fâchent pour calmer la fonction publique et les ivoiriens. Le Président doit les comprendre et apporter une solution adéquate. Eux aussi fonctionnaires, doivent mettre de l’eau dans leur vin pour que la Côte d’Ivoire progresse.»
L’entrepreneur en bâtiment Nanan Yaya,   propose « la tolérance des fonctionnaires et l’abandon des dettes que l’Etat doit leur payer. »
«  C’est vrai l’Etat doit améliorer les conditions de chaque ivoirien. Mais, je crois que dans ce monde, personne ne peut dire qu’il n’a pas de crédit. Moi lorsqu’un client ne rembourse pas mon argent, après j’oublie et j’avance. Si nous comprenons les choses de cette manière, les fonctionnaires doivent tolérer et laisser passer toutes les dettes de l’Etat. Il faut que le travail reprenne partout. Ils faut penser à nos enfants qui ne vont pas à l’école depuis 5 jours ».
N’guessan Eugénie  et son amie sont des parents d’élèves. En route vers le marché Gouro, ces dames affichent leur mécontentement à l’égard du gouvernement ivoirien.
« Quand une personne travaille, c’est au moment de la retraite qu’elle profite de son travail.  Ce n’est pas normal de réduire la pension du fonctionnaire. Nous, nos enfants vont à l’école publique, les membres du gouvernement, leurs enfants sont à l’étranger ou sont dans des systèmes d’éducation internationaux. Quelle sera la Côte d’Ivoire de demain ?  Nous nous débrouillons pour mettre nos enfants à l’école. Nous payons tous les frais de l’année scolaire et nos enfants ne vont pas à l’école. Est-ce que Kandia Camara, ces enfants vont à l’école ici en Côte d’Ivoire ? Dans ce pays, nous constatons que les tueurs et assassins reçoivent des primes. Mais, les fonctionnaires chargés de l’éducation, de la santé, de l’avenir de l’Etat ne sont pas écoutés. Ils sont méprisés.  Le salaire minimum d’instituteur de Cp1 est peu. S’il faut que l’Etat vienne couper ce petit argent et  faire le choix de primer des tueurs d’ivoiriens ce n’est pas meilleur. Il faut que les parents d’élèves se mobilisent et sortent pour manifester aussi. On meurt dans les hôpitaux et nos enfants ne vont pas à l’école, c’est grave, ce n’est pas normal»

Source : Politikafrique.info

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