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Niger/Grèves perlées des Syndicats des enseignants : Le ras-le-bol des militants

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La découverte d’une version falsifiée d’un vaccin antiméningococcique en circulation au Niger a provoqué une alerte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’après les autorités nigériennes, les investigations se poursuivent pour déterminer la provenance ainsi que la quantité des produits contrefaits introduits dans le pays. Loin d’être un cas isolé, ce nouveau scandale remet à l’ordre du jour le fléau des faux médicaments en Afrique.

C’est la première alerte du genre de l’année que l’Organisation mondiale de santé (OMS) vient de faire au sujet d’un «vaccin antiméningococcique falsifié en circulation en Afrique de l’Ouest ». L’alerte vient à la suite de la découverte au Niger de versions confirmées falsifiées de vaccin antiméningococcique serotype ACWY, un médicament considéré comme essentiel par l’Organisation et qui est destiné à prévenir les infections à méningocoque serotype A, C, W ou Y.

Selon les détails donnés par l’OMS, c’est le 31 Mai 2017, que le fabricant « Bio-Manguinhos/Fiocruz » l’a informé qu’une version falsifiée du produit est disponible au Niger tout en reconnaissant que le produit « Polysaccharide Meningococcal ACWY Vaccine » n’a pas été fabriqué par ses soins comme le laisse entendre l’emballage du produit. « Sur la base d’une analyse photographique, l’emballage de ce produit est confirmé falsifié », ajoute l’alerte dans laquelle l’OMS souligne également qu’à ce stade, « aucune manifestation post vaccinale indésirable attribuée à ce produit n’est connue ni notifiée ». Toutefois, à la lumière des faits ci-dessus, l’Organisation prévient que « tout vaccin antiméningococcique ACWY se réclamant du fabricant « Bio- Manguinhos/Fiocruz », devait être considéré comme falsifié et notifié ».

L’OMS qui a renforcé son système d’alerte au Niger et dans la sous région a ainsi recommandé une vigilance accrue au sein des chaines d’approvisionnement des pays potentiellement affectés par ces produits falsifiés. « Cette vigilance doit inclure les hôpitaux/cliniques, pharmacies et tous points de vente/distribution de produits médicaux ».

Épidémie

Contactées par la Tribune Afrique, les autorités sanitaires nigériennes ont également confirmé la découverte des lots de vaccins suspectés contrefaits car ne correspondant aux informations du laboratoire qui les produit. Le ministre de la santé publique, Dr Illiassou Mainassara, a expliqué que ses services ont effectivement été alertés par la découverte, par une officine de la place, d’un lot de faux vaccin contre la méningite. Il s’agit pour le moment du seul cas encore découvert à ce jour selon le ministre qui a également annoncé que des investigations sont actuellement en cours enfin de déterminer la quantité des lots introduits au Niger ainsi que leur provenance.

Les résultats des enquêtes devraient déterminer si ces produits sont passés ou non par des circuits officiels et surtout permettre de stopper leur circulation alors que le pays connait une épidémie de méningite qui a fait déjà 358 morts sur 5.273 cas identifiés de janvier à mai dernier.

Ce n’est pas la première fois que la découverte de faux médicaments en circulation en Afrique de l’ouest fait la Une de l’actualité. Il s’agit en effet d’un véritable fléau mondial et qui persiste particulièrement en Afrique où selon l’OMS, près de 100 000 décès par an sont liés au commerce de médicaments contrefaits.

Pas plus loin que juillet dernier, une opération de ratissage de 16 ports maritimes des côtes est et ouest de l’Afrique a permis à l’Organisation mondiale des douanes (OMD) de saisir plus de 82 millions de doses de médicaments illicites, d’un montant total de plus de 40 millions de dollars, dont du sirop antitussif, des antiparasitaires et des antipaludiques, ainsi que des antibiotiques et des contraceptifs.

Selon la définition de l’OMS, un médicament contrefait est « un médicament dont l’identité et/ou l’origine est délibérément et frauduleusement falsifiée », qu’il s’agisse de produits de marque déposée ou de génériques. Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, plus de 30 % des médicaments vendus sont des contrefaçons selon l’organisation.

SOURCE :La Tribune Afrique

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