LA CARTE DE SEJOUR VRAI CAUCHEMAR POUR ETUDIANTS SUBSAHARIENS

LA CARTE DE SEJOUR VRAI CAUCHEMAR POUR ETUDIANTS SUBSAHARIENS

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Comme dans tous les pays du monde où les étudiants sont censés bénéficier d’un titre de séjour, en Tunisie, trouver la carte de séjour s’avère un vrai parcours du combattant. Aux côtés de la lourdeur administrative sont venus s’ajouter d’autres maux, les uns plus insupportables que les autres.

Selon Blamassi Touré, « 60% des demandes de séjour n’ont pas été satisfaites cette année. Et qui dit demande non satisfaite dit situation irrégulière. Et cela expose les étudiants (qui ont pourtant leur inscription en bonne et due forme) à des expulsions arbitraires. Le comble, c’est qu’aucune explication n’est donnée de la part des autorités. » Des autorités qui semblent faire payer aux étudiants leur lenteur administrative.

Malgré les nombreux courriers adressés par l’AESAT au ministère de l’Intérieur, au ministère des Affaires étrangères, au ministère des Affaires sociales, à l’UGTT, à Amnesty International, à l’Association Tunisienne des femmes démocrates, à la Ligue tunisienne des droits de l’homme…la situation demeure la même. Et le comble c’est qu’aucune réponse n’est reçue en contrepartie. De quoi laisser demeurer un flou administratif qui dépasse plus d’un étudiant.

Pourtant, bien que les étudiants étrangers inscrits dans les universités privées (environ 6 mille) déboursent annuellement une fortune pour pouvoir suivre les cours (10 mille dinars contre 5 mille pour les Tunisiens), ils ne sont pas des mieux lotis.

Les cartes de séjour sont délivrés au compte-gouttes et les dossiers de nombreux étudiants rejetés sans justification, se retrouvent dans l’illégalité. Quand ces derniers ne sont pas expulsés au cours d’un contrôle policier ou lors d’une descente de police à domicile, ils sont contraints, à l’aéroport, de s’acquitter de lourdes pénalités sonnantes et trébuchantes une fois qu’ils désirent rentrer chez eux.

D’ailleurs, les cas d’expulsions d’étudiants ne manquent pas. Le président de l’AESAT vient de lancer un nouveau cri d’alarme et révèle même un cas tout à fait récent et choquant. « En effet, il ya même eu un cas ou un étudiant tchadien a été refoulé pour la deuxième fois à l’aéroport Tunis-Carthage vers l’Egypte, qui n’était pas au départ son pays de provenance ; cet étudiant se trouve actuellement détenu au Caire. Un autre étudiant avait déjà été refoulé vers le Niger, ceci sans aucun justificatif valable. »

Et le président de l’AESAT d’ajouter: « Des contrôles à domicile sont en train d’être menés dans la communauté de ces étudiants avec en prime des interpellations au cours desquelles les personnes interpellées ne sont pas clairement informées de ce qui leur est reproché. La dernière et peu glorieuse démonstration de force date du 26 Septembre 2013, et s’est déroulée au quartier Montplaisir non loin de Khérédine Pacha, où la police au motif d’un contrôle de routine a bloqué toute une rue et mobilisé un fort dispositif constitué de plusieurs véhicules et de motards. » Bref, des scénarios dignes d’un véritable film hollywoodien !

Source:Facebook.com

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