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La contribution de l’Afrique au chiffre d’affaires du groupe Maroc Telecom a progressé de 40% en deux ans

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Les filiales en Afrique subsaharienne de  Maroc Telecom (Itissalat al Maghrib) ont gagné en importance au cours de ces deux dernières années. En 2013, leur contribution au chiffre d’affaires du groupe marocain était de 7,75 milliards de dirhams, environ 27,5% du total réalisé (28,55 milliards de dirhams). Pour l’exercice 2015, la part des pays africains a été de 14 milliards de dirhams, soit 41% des 34,14 milliards de dirhams (3,48 milliards $) générés.

Le tableau des résultats fait même ressortir que la part du Maroc, a continué de se replier (bien que légèrement), partant de 21,2 milliards de dirhams en 2013 à seulement 21 milliards de dirhams en 2015. A côté de sa forte contribution dans les revenus, l’Afrique a aussi vu son poids s’accroitre sur le résultat opérationnel de Maroc Telecom. A 5,59 milliards de dirhams en 2015, la région compte désormais pour 33% sur cet indicateur, contre 23% en 2013.

Ce nouveau positionnement de l’Afrique sur les performances de Maroc Telecom est à mettre à l’actif de la croissance des filiales historiques (+7,2% à taux de change constant) et de celle des filiales nouvellement acquises (+6,8% à taux de change constant). « Sur le seul quatrième trimestre, les revenus du groupe à l’international ressortent en hausse de 8,1% à périmètre et change constants et profitent de l’accélération de la croissance des nouvelles filiales (+12,5%), notamment en Côte d’Ivoire et au Niger », explique l’opérateur.

Mais ce bénéfice tiré de ses filiales africaines a un prix. Déjà pour les acquérir, Maroc Telecom a du s’endetter à hauteur de près de 7,9 milliards de dirhams, tant auprès de son actionnaire de référence (Etissalat) que des banques. A cela, il faut ajouter que le groupe a repris à son compte la dette financière des nouvelles filiales acquises (1,4 milliard de dirhams) ainsi que leur dette d’exploitation (4,4 milliards de dirhams).

Plus globalement, toute cette dynamique africaine a eu un impact sur les performances financière du groupe. Malgré la progression du chiffre d’affaires, Le résultat net part s’est replié de 4,43%, à 5,59 milliards de dirhams (514 millions $). L’étroite surveillance de la progression des revenus, couplée à la maitrise des charges, notamment financières, sera au cœur de sa stratégie de gestion à moyen terme.

Sur les marchés financiers africains où le groupe est présent les investisseurs semblent rassurés. À la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan sa filiale ONATEL (51%),  a connu un volume de transaction de 14 millions $ en deux jours, après l’annonce de bénéfices intéressants. Sur la Bourse de Casablanca où le groupe est directement coté,  son action a progressé de 2,4% le 16 février et cumule une progression de 7% depuis le début de l’année, mieux que le principal indice de ce marché, (MASI) qui n’a progressé que de 2,6% sur la même période.

Source : agenceecofin.com

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