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Les enseignants du secondaire de San Pedro arrêtent les cours pour protester contre des gendarmes

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Les enseignants ont arrêté lundi les cours dans les écoles secondaires publiques et privées de la ville de San Pedro (Sud-Ouest), pour protester contre les violences perpétrées samedi sur l’un des leurs par des gendarmes de la brigade du port de San Pedro.

« Nous ne pouvons rester sans réagir en face de l’humiliation de notre corporation à travers les violences infligées à notre confrère par les gendarmes », ont déclaré les représentants des enseignants qui ont décidé dimanche d’un arrêt des cours allant de lundi à vendredi, « jusqu’à avoir une réaction des autorités administratives ».

Depuis 08H, la plupart des établissements secondaires publics et privés de San Pedro n’ont pas eu cours, comme décidé par les enseignants. Les élèves ont été libérés et certains, au niveau du quartier Bardot, ont voulu manifester par des marches que la police a empêchées, provoquant des échauffourées.

Les faits remontent à samedi vers 17H quand la victime, Yéo Nababin, enseignant de SVT au lycée Inagohi de San Pedro, parti chercher son véhicule dans un garage, trouve un véhicule Mercedes ressemblant à un premier qu’il a vu le matin dans le même garage et qu’il a admiré en ouvrant une portière pour voir le design intérieur, en présence des mécaniciens.

Le véhicule que l’enseignant tente par contre d’admirer l’après-midi appartient à un gendarme, assis non loin avec deux autres. Ceux-ci viennent immédiatement demander à l’enseignant ce qu’il essayait de faire en tentant d’ouvrir un véhicule qu’il ne lui appartient pas.

Selon Yéo Nababin, en dépit du fait qu’il a décliné son identité et sa fonction d’enseignant, les gendarmes ont trouvé ses explications peu convaincantes, jusqu’à ce que les tons montent et que les agents de sécurité lui portent des coups, le menottent et le conduisent à la Brigade du port, où il est déshabillé et mis au violon. Il y reste deux heures durant, avant d’être libéré par les gendarmes, sous la pression de groupes d’enseignants alertés et venus à la brigade. Yéo compte porter plainte.

jmk/cmas/ AIP

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