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Lutte contre le SIDA- Mabingué Mgom (UNFPA) : « Le SIDA ronge la croissance des économies, 10 à 30% de baisse de main d’œuvre d’ici 2020 »

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Le Sofitel hôtel Ivoire a servi de cadre à une autre rencontre avec la jeunesse africaine dans le cadre des activités de la 19e Conférence internationale sur le Sida qui se tient à Abidjan.

« Le leadership des jeunes dans la réponse au VIH/sida en Afrique, défis et perspectives », était le thème de cette session satellite qui s’est déroulée ce mercredi 6 décembre à Abidjan. A l’occasion, Mabingué Mgom, Directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre a, une fois de plus, avec le franc-parler qui le caractérise, estimé qu’il faut passer aux actes, privilégier « les expériences concluantes comme le SWEDD, travailler ensemble, arrêter les petits projets qui ne mènent pas loin. »

Répondant à la question du financement des actions préconisées par les intervenants à cette rencontre avec la jeunesse africaine, venue nombreuse, Mabingué Mgom a soutenu que « l’argent ne fait pas le développement, ce sont les politiques de mobilisation que nous avons faites et elles représentent plus que des milliards » a-t-il indiqué.

« L’engagement, la mobilisation générale des jeunes, des chercheurs nous donne une force de frappe » a-t-il encore assuré. Poursuivant, il a fait savoir que « L’UNFPA et ses partenaires ont tenu à organiser cette session sur « Le leadership des jeunes dans la réponse au VIH/sida en Afrique » pour contribuer à  faire  bouger  les  lignes  dans  le   combat  contre  le VIH/Sida. »

Mabingué Mgom a estimé que « En s’attaquant à la frange la plus active de nos populations, à savoir la Jeunesse, le Sida  n’est  pas  seulement  un problème de santé publique, mais il est aussi un obstacle majeur au développement et à la capture du dividende démographique. »

L’impact du VIH-SIDA sur les économies des pays africains est nocif. « Le VIH/SIDA ronge la croissance des économies par son effet direct sur la main-d’œuvre disponible et sa productivité, ainsi que la croissance économique et la mise en place de services publics » a dénoncé le Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de UNFPA. Poursuivant son allocution, il a indiqué que « Les conséquences, ou du moins l’impact du Sida, se mesure de façon triviale par une réduction anticipée de 10 à 30% de la main-d’œuvre, d’ici 2020, en Afrique subsaharienne. Il existe cependant des répercussions profondes tant au niveau  macroéconomique qu’à celui des ménages. »

Il s’agit pour les organisateurs de cette session et la jeunesse d’échanger, ce qui s’est fait, pour mieux assortir des procédures qui facilitent l’implication de cette jeunesse menacée dans les politiques de planification familiale, de communication autour de la question de la santé sexuelle reproductive et la transmission du VIH-SIDA.

Barbara Aboua est une nouvelle bachelière, orientée à l’UFR de Médecine. Elle a intégré, en tant que volontaire à Yopougon, un groupe de plaidoyer de l’AIBEF. Mais, la jeune fille reconnaît les pesanteurs socio-traditionnelles. Ainsi, en tant que volontaire engagée dans la sensibilisation de ses jeunes camarades, elle reconnaît n’avoir « jamais acheté de préservatifs en pharmacie. Je trouve cela osé » estime-t-elle. A la maison, elle assure discuter des questions de planification familiale avec sa mère et sa jeune sœur de 12 ans.

Pour Etienne, le responsable de l’ONG Africa So, « nous sommes la région qui doit faire beaucoup plus d’effort les trois années à venir », soutenant qu’il « faut transformer en actes les engagements des Chefs d’Etat ». « On ne peut dépendre à 80% des bailleurs de fonds internationaux pour financer la santé de nos populations, c’est la mort à 70% de celles-ci en cas de retrait des bailleurs de fonds » indique-t-il.

Comme Pape Harouna Traoré, l’un des jeunes intervenants, le responsable d’Africa So a énuméré ses propositions dont « l’amélioration de la chaîne nationale d’approvisionnement et la maintenance des équipements. » Pour freiner la propagation du virus, le jeune sénégalais Pape Harouna Traoré a égrené un chapelet de recommandations. « Renforcement de la communication sociale dans les communautés, envoyer les pairs éducateurs en milieu scolaire et universitaire » font partie de celles-ci. Il a surtout insisté sur « le tracking des engagements pris par les gouvernements » et préconisé l’usage des « réseaux sociaux » pour permettre aux jeunes d’avoir l’information pour la prévention. « Quand on parle de VIH en Afrique, ce sont les jeunes qui payent le lourd tribut » a-t-il insisté.

Le secteur privé par la voix de Ghislaine Ouédraogo de GBC Health a fait le point de l’engagement du secteur privé et la nouvelle politique dans le cadre des RSE.

Les échanges se sont déroulés en présence de Smaïla Ouédraogo, ancien ministre de la Santé du Burkina Faso et actuel ministre de la Jeunesse.

Pole Afrique

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