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Nasar / Le satellite Hitomi perdu dans l’espace

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Hitomi est un satellite de 14 mètres de long pour une masse de 2,7 tonnes. Il est équipé de six télescopes et détecteurs à rayons X d’une résolution sans précédent et dispose d’un mât extensible de plus de 6 mètres (ce qui permet de disposer d’une focale de 12 mètres pour certains des instruments qu’il embarque).

Depuis plus d’une semaine, les contrôleurs au sol de l’Agence spatiale japonaise (Jaxa) tentent sans succès de reprendre le contrôle du satellite Hitomi. Contrairement à ce qui a pu être envisagé un moment, l’appareil n’a pas été percuté par un débris spatial ni par des micrométéorites. Un ennui technique significatif est en réalité à l’origine de sa panne.

L’adage « pas de nouvelle, bonne nouvelle » ne s’applique pas au satellite Hitomi de l’Agence spatiale japonaise, la Jaxa. Son contact a été perdu le weekend dernier. L’appareil est en effet tombé subitement en panne pour une raison inconnue et les responsables de la mission ne sont pas parvenus à reprendre le contrôle du satellite.

Depuis la semaine dernière, la situation a très peu évolué. Cinq ou six débris spatiaux, et vraisemblablement beaucoup d’autres de plus petites tailles, évoluent toujours de concert avec le satellite. Ce dernier est toujours en rotation sur lui-même et émet de temps à autre quelques signaux d’une durée si courte qu’aucune information ne peut en être extraite.

Il y a toutefois une avancée dans l’enquête en cours pour comprendre les raisons de la perte de contrôle de Hitomi. En effet, l’organisme américain qui surveille les satellites et débris spatiaux a certifié aux Japonais que leur satellite n’avait pas été percuté par un débris ou un bolide avant l’apparition des éléments qui l’entourent. Il a daté à dimanche 27 mars, à 01 h 42 TU (à plus ou moins 11 minutes), l’apparition des débris autour du satellite.

Vue d’artiste des débris spatiaux présents autour de la Terre, aux alentours de 2.000 km d’altitude. Un laser géant fait partie des solutions envisagées pour réduire les nuisances de ces débris sur les satellites. © Esa

Une fuite ou une explosion à bord du satellite Hitomi ?

Une cause externe au satellite serait donc à exclure. L’origine des débris pourrait s’expliquer par une fuite de carburant, de gaz, l’explosion d’une batterie ou tout autre évènement explosif ayant eu lieu à bord du satellite. Comme le souligne Jonathan McDowell, astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics qui suit l’activité des satellites : « Hitomi a été propulsé 5 kilomètres plus bas que son orbite, ce qui signifie une poussée équivalente à 4 mètres par seconde ». Il se situerait aujourd’hui à plus ou moins 574 kilomètres d’altitude de la Terre.

Le satellite Hitomi, également appelé Astro-H, est un observatoire à rayons X et gamma composé de six télescopes et détecteurs. Sa masse est de 2,7 tonnes ; il a été développé en partenariat avec la Nasa, l’Agence spatiale européenne (Esa), l’Agence spatiale canadienne et 67 autres agences et institutions, dont le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

Baptisé Hitomi dès sa mise en orbite, il est le successeur de l’observatoire Suzaku, lancé en 2005, et doit fonctionner pendant au moins trois ans. Placé à 575 km d’altitude, il doit étudier les phénomènes les plus énergétiques et les plus énigmatiques de l’univers comme la matière noire, les trous noirs et divers phénomènes « exotiques », avec une résolution sans précédent. Pour cela, il emporte notamment, et pour la première fois, un microcalorimètre qui pourra mesurer l’énergie des photons avec une précision inégalée (d’un facteur de plus de 10 par rapport à ses prédécesseurs).

Source :lepouvoirmondial.net

 

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