Medecine 2

Ouverture de la cinquième conférence annuelle de la Société africaine de médecine légale (ASFM)

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La médecine légale est la médecine de la vie et de la vérité au service des hommes. Le professeur légiste Hélène Etté Yapo, première femme agrégée en médecine légale en Côte d’Ivoire, a déclaré mardi à Yamoussoukro que la médecine légale n’est pas « une science lugubre » mais une science qui célèbre la vie et qui a vocation de se mettre au service des hommes, à l’interface de la médecine et de la société.

« La perception habituelle de la médecine légale tend à la considérer comme la médecine des morts et le médecin légiste comme un croque-mort. (…) Pour ceux qui l’ignorent, la médecine légale est la médecine de la vie qui cherche la vérité, celle qui dit la vérité », a affirmé Prof. Etté Yapo, à l’ouverture de la cinquième conférence annuelle de la Société africaine de médecine légale (ASFM).

« C’est une médecine sociale qui même quand elle prend son bistouri pour pratiquer une autopsie, elle le fait pour apaiser le cœur des vivants », a ajouté le médecin légiste ivoirien, soulignant que la recherche de la connaissance et de la vérité est un droit pour les victimes de conflits.

La 5ème conférence annuelle de l’ASFM a pour thème « Résolution des conflits en Afrique : le rôle de la médecine légale ». Cette rencontre scientifique est la première du genre en Côte d’Ivoire et en Afrique francophone. Elle réunit durant cinq jours une centaine de participants de 25 nationalités, des experts, des anthropologues légistes, des juristes, policiers, gendarmes et militaires ainsi que des organismes engagés dans la protection des populations et de leur droit en provenance d’Australie, d’Europe et de l’Afrique.

L’enjeu est de monter comment la médecine légale peut contribuer à résoudre les conflits. Il s’agira donc de comprendre le sens des conflits et d’évoquer les mutations du champ de la conflictualité.

Présidant la cérémonie d’ouverture, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Raymonde Goudou Coffie, a exhorté les spécialistes de la médecine légale à faire des recommandations pour aider les décideurs et les populations africaines à comprendre la nécessité du respect des droits fondamentaux de l’homme prônés au cœur de la discipline médicale, et à trouver des réponses qui soient une plus-value paisible pour le continent.
AIP

Source : aip.ci

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